Récits 3 min de lecture
MyCaffé a trois ans, et a mis fin à mon café annuel
Je buvais environ un café par an. C’est le chiffre exact. En général sur l’idée de quelqu’un d’autre, en général pour une occasion particulière, en général pour faire plaisir à une personne particulière.
Aujourd’hui je commence la journée par un cappuccino chez MyCaffé. Presque tous les jours. Voilà ce qu’un bon café à trois minutes de votre matinée fait à quelqu’un, et MyCaffé fête ses trois ans mardi.
Ils le marquent comme on peut l’espérer. Toute la journée, rien à réserver, pas de code, rien à montrer à personne :
- 15 % de remise sur les cafés, les boissons chaudes et froides, les croissants, les viennoiseries, les biscuits et les pâtisseries
- 10 % sur votre note du midi, le midi, sur place ou à emporter
- Mardi 25 août, de 06:30 à 18:00, 6 Rue de la Fonte
Vous entrez, et c’est moins cher.
Deux choses à savoir avant la suite. Je pense que c’est le meilleur cappuccino de Belval. Et Michele est devenu un ami. Pesez ces deux éléments comme bon vous semble. Personne ne paie pour figurer sur ce site et personne ne le peut, mais il serait absurde d’écrire ceci en me faisant passer pour un observateur neutre, alors que je suis l’homme passé d’un café par an à un café avant neuf heures.
Le cappuccino est vraiment très bon. Ce n’est pourtant pas lui qui a changé l’habitude. C’est l’accueil. Il y a un certain type de matin où vous êtes en retard et un peu maussade, et où quelqu’un crie votre prénom avant même que la porte soit refermée, la tasse déjà en train de passer sous la machine. Cela ne figure sur aucune carte. L’équipe est passée du statut de personnel à quelque chose qui ressemble à une famille.
Dans leur annonce des trois ans, ils parlaient des gens qui reviennent, certains deux fois dans la même journée, et du fait de connaître votre prénom et votre commande avant que l’un ou l’autre soit prononcé. Vous n’êtes plus vraiment des clients, vous êtes des amis.
Je confirme.
Trois ans, c’est à peu près le temps qu’il faut pour bâtir cela, et ce n’est pas rien ici. Belval se vide une grande partie du mois d’août et retombe dans le calme à Noël, et un café sur ce campus ferme quinze jours ou traverse la période pendant que la moitié de ses habitués est ailleurs, au chaud. Trois ans de cela, cela fait beaucoup de matins. Ils ouvrent à six heures et demie, donc quelqu’un s’est levé dans le noir pour la plupart d’entre eux.
Cela tombe en plus une bien belle semaine. Dalmat rouvre aujourd’hui après quinze jours de fermeture, et MyCaffé faisait partie des adresses qui ont assuré le relais pendant son absence : une partie de la file de mardi sera donc composée de gens qui n’ont poussé la porte que depuis quinze jours. Belval retrouve ses matins aujourd’hui et fête un anniversaire demain.
Donc : mardi. Allez-y tôt si vous voulez le calme, allez-y à midi pour le déjeuner, et souhaitez-leur un bon anniversaire pendant que vous y êtes. Cela ne coûte rien et c’est tout l’essentiel.
Joyeux troisième anniversaire, MyCaffé. Buon compleanno, e cent’anni.
Cette dernière phrase, c’est la façon dont un Italien le dit vraiment. Cent ans. Trois de faits, quatre-vingt-dix-sept à venir.
- WhatsApp (ouvre un nouvel onglet, partage MyCaffé a trois ans, et a mis fin à mon café annuel)
- Facebook (ouvre un nouvel onglet, partage MyCaffé a trois ans, et a mis fin à mon café annuel)
- LinkedIn (ouvre un nouvel onglet, partage MyCaffé a trois ans, et a mis fin à mon café annuel)
- E-mail (ouvre un nouvel onglet, partage MyCaffé a trois ans, et a mis fin à mon café annuel)



